Ma Bretagne

Jeudi 30 juillet 2009


Sous les frondaisons du Bois du génie, à Le Palais, pour quelques heures, nous voici transportés aux temps anciens.
Par Blanc bleu
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Jeudi 30 juillet 2009
 

Quelques photos, mais je ne connais pas le nom des chevaux !!!
Voici l'éleveur Fabien Le Port de Sauzon.

Tous les deux ans le Comice agricole de Belle-Ile  réunit de nombreux éleveurs au bois du Génie à Le Palais. Le ciel était gris cette année, mais le public tout de même venu  nombreux pour admirer les chevaux, vaches, porc, bélier...


Une pouliche sélectionnée au départemental

Pour la première fois, une pouliche insulaire, Suzy de Torlan, de l'éleveur Fabien Le Port, est sélectionnée pour le concours départemental.

Et voici notre voisin, l'éleveur René Thomas de Herlin et son jeune jockey :



   
Eleveur, Raymond Jego


Par Blanc bleu
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Mercredi 1 juillet 2009
    Voici Saint Georges et non pas Saint Armel, terrassant le dragon de Raphaël (1483-1520), version du Louvre et version de Washington (d'après la Légende dorée de J. de Voragines, datation : 1505 1506)


Armel : le nom est composé de arzh (ours), et mael, du celtique ancien magalos (proche du "mega" grec), qui signifie grand, fort d'où le sens de prince.

Saint Armel serait né en l’an 482 à Pen-Ohen dans l’actuel Pays de Galles.
Voici comment le Bréviaire de Léon (1516) nous raconte la vie de saint Armel : Il traversa la mer de la Manche et accosta à l’Aber Ildut. Le saint aurait débarqué sur une terre totalement païenne qu'il fallait convertir. Il y fonda un monastère autour duquel se forma une communauté qui devint la paroisse de Plouarzel (Pays du Léon).
Il noya un dragon avec son étole, puis il le précipita du Mont-Saint-Armel, dans la rivière de la Seiche à Vern-sur-Seiche en 545.
Armel passa sept ans à la cour du roi Childebert.
Au lieu de se rendre à Plouarzel, après s’être retiré sept années à la cour du roi, il s’arrête dans le Pays de Rennes, près de la Seiche, dans un territoire que le roi lui avait donné en récompense de ses bons services « Saint-Armel-des-Bochaux » où il fit jaillir une source, qui procurera de nombreuses guérisons. Le moine gallois y crée également un monastère. La paroisse conserve aujourd'hui son tombeau.
Armel fit également jaillir une source à Ploërmel. Encore visible, elle est en granite et schiste et date du XVIIe siècle. On y baignait les pieds des enfants qui étaient en retard pour marcher. Armel fit de nouveau jaillir de l’eau à Loutehel (près de Guer).
Le culte de Saint Armel, lié à l’eau, est très important depuis le temps des ducs de Bretagne.


Plus sur la légende de Saint Armel


Le dragon en occident, sous l'influence du christiannisme s'est vu dépouiller de son aspect bénéfique et a été chargé de représenter symboliquement le paganisme a éradiquer.
Par Blanc bleu
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Mardi 9 juin 2009
La porte principale de La Chapelle Saint Fiacre
Porte Est Saint Fiacre


Depuis quelque temps déjà dès que nous avons un moment, nous visitons  mon mari et moi-même cette Bretagne chère à notre coeur. 

La chapelle Saint Fiacre à deux kilomètres au sud de la ville du Faouët, est un gracieux édifice du XVème siècle, qui rivalise avec Kernascléden. La tradition prétend que, comme on construisait en même temps ces deux chapelles, les outils étant venus à manquer, des anges transportaient ceux des ouvriers de Kernascléden, pendant qu'ils se reposaient, aux ouvriers de Saint-Fiacre et réciproquement. La flêche principale, avec sa galerie flamboyante, élevée en encorbellement sur le pignon occidental, se relie par deux arcs à deux flêches plus petites, et produit un bel effet.

La chapelle Saint-Fiacre (1450-1480) est terminée vers 1480. La construction de la chapelle est due à la famille Boutteville, barons du Faouët, Jean de Bouteville, seigneur du Faouët, capitaine du ban et de l'arrière-ban de Cornouaille, et principal fondateur de ce sanctuaire.

 

Plus sur la chapelle saint Fiacre et autres jubés en Bretagne


Le jubé de la Chapelle Saint Fiacre


On y trouve un très joli jubé (oeuvre du sculpteur Olivier Le Loergan), délicatement sculpté, qui date de 1480-1492 et qui a été restauré à diverses époques.


 

Il s'agit à Saint Fiacre d'une clôture ajourée en bois, très découpée, surmontée d'un balcon supporté par deux rangs de cinq petites voûtes d'ogives en bois dont les arcs d'encadrement en lancette se distinguent par leurs motifs flamboyants. De nombreux sujets sont sculptés sur la frise de la clôture, parmi lesquels on peut remarquer un paysan qui cueille des pommes, un ivrogne qui vomit un renard et tient un baril, une scène d'amour, des animaux de toutes sortes, etc..... L'ensemble produit un effet très décoratif, en dépit des peintures refaites en 1627 et 1868. Au-dessus de la frise règne la galerie, ou jubé proprement dit, dominée elle-même par un beau calvaire, où le Christ en croix expire entre le bon et le mauvais larron.

 

Renseignés par la personne qui s'occupait de la permanence à Saint Fiacre, nous sommes allez à Saint Nicolas de Priziac. Personne sur les lieux !!! la chapelle était ouverte, quelle découverte !!!


Le jubé de la chapelle saint Nicolas à Priziac (face ouest) :

 

La pièce maîtresse de cet édifice est le magnifique jubé (commandé vers 1566 et réalisé en 1580) soutenu par une clôture : le jubé, qui porte les armes de Jeanne du Juch et Pierre Le Scanff, est orné des Apôtres (sur face Est) et de légendes de la vie de saint Nicolas (sur face Ouest) et surmonté d'un grand crucifix rejoignant la tref.


Les jubés sont apparus en France au XII ème siècle de la réunion de trois éléments préexistant séparément : le tref (poutre de gloire), la clôture et le ou les deux ambons.


Dans une église, le jubé est une tribune et une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef. Il tient son nom des premiers mots de la formule latine « jube, domine, benedicere » (« daigne, Seigneur, me bénir ») qu'employait le lecteur avant les leçons de Matines.


Après le Concile de Trente au XVI ème siècle, le jubé disparaît au profit de la chaire à prêcher, le choeur devant désormais être visible pour les fidèles.

 


Un site pour en savoir plus


Par Blanc bleu
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Lundi 8 juin 2009
La Chapelle Saint Fiacre au Faouët

Le Pays du Roi Morvan en Morbihan est composé des actuelles communes de Gourin, Le Faouët et Guémené sur Scorff.
En 497, les Bretons d'Armorique avaient reconnu la suprématie des francs en acceptant de négocier avec Clovis. Or à partir de Pépin le bref, les francs cherchent à établir leur autorité sur la Bretagne. Aussi la rébellion conduite en 818 par le roi Morvan, chef des Bretons, provoque une fois de plus l'envoi de l'armée des francs. Louis le débonnaire, fils de Charlemagne s'en vient porter l'Ost en Bretagne et occire le Roi Morvan.


Détail de la façade de Saint Fiacre au Faouët

Ces anciennes chapelles ont été construites avant l'annexion de la Bretagne à la France en 1532, avant le mariage d'Anne de Bretagne avec deux rois de France, (l'un après l'autre, je vous rassure lol).
Elles datent de 1430-1480, pour Saint Fiacre et de 1588 pour la Chapelle Saint Nicolas. Il y a une porterie à Guéméné-sur-Scorff qui daterait du temps du Roi Morvan.

La Chapelle saint Nicolas a Priziac
Détail de La Chapelle de Saint Nicolas

La chapelle Saint-Nicolas (XV-XVIème siècle). Chapelle en croix-latine à chevet plat, construite au début du XVIème siècle (avant 1516) pour Yvon Le Digoedel, sieur de Kerlen, sur les terres de Pierre Le Scanff, seigneur du Dréors. Elle était jadis le siège d'un pardon célèbre où se commémorait dans les jouissances la fausse nouvelle de la mort de Guillaume III à la Boyne (1690). Une importante campagne de travaux a lieu en 1580 : reconstruction du choeur et du transept, de la chambre des cloches et remaniement de la porte occidentale. La décoration est flamboyante avec ses crochets et animaux aux rampants, ses portes en anse de panier sous des accolades décorées, mais les pilastres qui ornent la porte occidentale indiquent l'influence des monuments Renaissance que l'on commençait à construire en Bretagne.


  Il y a beaucoup d'anciennes chapelles à visiter, en Bretagne. Je suis née pour le Pays pagan, ma lignée maternelle est originaire de Plounéour-trez et de Kerlouan, du côté de mon père, Saint-Sauveur dans les Monts d'Arrée.

Un site incontournable pour connaître le riche patrimoine de l'architecture sacrée en Bretagne


Par Blanc bleu
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