Sous les frondaisons du Bois du génie, à Le Palais, pour quelques heures, nous voici transportés aux temps anciens.
Voici Saint Georges et non pas Saint Armel, terrassant le dragon de Raphaël
(1483-1520), version du Louvre et version de Washington (d'après la Légende dorée de J. de Voragines,
datation : 1505 1506)
La
porte principale de La Chapelle Saint Fiacre
Porte
Est Saint Fiacre
Depuis quelque temps déjà dès que nous avons un moment, nous visitons mon mari et
moi-même cette Bretagne chère à notre coeur.
La chapelle Saint Fiacre à deux kilomètres au sud de la ville du Faouët, est un gracieux édifice du XVème siècle, qui rivalise avec Kernascléden. La tradition prétend que, comme on construisait en même temps ces deux chapelles, les outils étant venus à manquer, des anges transportaient ceux des ouvriers de Kernascléden, pendant qu'ils se reposaient, aux ouvriers de Saint-Fiacre et réciproquement. La flêche principale, avec sa galerie flamboyante, élevée en encorbellement sur le pignon occidental, se relie par deux arcs à deux flêches plus petites, et produit un bel effet.
La chapelle Saint-Fiacre (1450-1480) est terminée vers 1480. La construction de la chapelle est due à la famille Boutteville, barons du Faouët, Jean de Bouteville, seigneur du Faouët, capitaine du ban et de l'arrière-ban de Cornouaille, et principal fondateur de ce sanctuaire.
Plus sur la chapelle saint Fiacre et autres jubés en Bretagne
Le
jubé de la Chapelle Saint Fiacre
On y trouve un très joli jubé (oeuvre du sculpteur Olivier Le Loergan), délicatement sculpté, qui date de 1480-1492 et qui a été restauré à diverses époques.
Il s'agit à Saint Fiacre d'une clôture ajourée en bois, très découpée, surmontée d'un balcon supporté par deux rangs de cinq petites voûtes d'ogives en bois dont les arcs d'encadrement en lancette se distinguent par leurs motifs flamboyants. De nombreux sujets sont sculptés sur la frise de la clôture, parmi lesquels on peut remarquer un paysan qui cueille des pommes, un ivrogne qui vomit un renard et tient un baril, une scène d'amour, des animaux de toutes sortes, etc..... L'ensemble produit un effet très décoratif, en dépit des peintures refaites en 1627 et 1868. Au-dessus de la frise règne la galerie, ou jubé proprement dit, dominée elle-même par un beau calvaire, où le Christ en croix expire entre le bon et le mauvais larron.
Renseignés par la personne qui s'occupait de la permanence à Saint Fiacre, nous sommes allez à Saint Nicolas de Priziac. Personne sur les lieux !!! la chapelle était ouverte, quelle découverte !!!
Le jubé de la chapelle saint Nicolas à Priziac (face ouest) :
La pièce maîtresse de cet édifice est le magnifique jubé (commandé vers 1566 et réalisé en 1580) soutenu par une clôture : le jubé, qui porte les armes de Jeanne du Juch et Pierre Le Scanff, est orné des Apôtres (sur face Est) et de légendes de la vie de saint Nicolas (sur face Ouest) et surmonté d'un grand crucifix rejoignant la tref.
Les jubés sont apparus en France au XII ème siècle de la réunion de trois éléments préexistant séparément : le tref (poutre de gloire), la clôture et le ou les deux
ambons.
Dans une église, le jubé est une tribune et une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef. Il tient son nom des premiers mots de la formule latine « jube, domine, benedicere » (« daigne, Seigneur, me bénir ») qu'employait le lecteur avant les leçons de Matines.
Après le Concile de Trente au XVI ème siècle, le jubé disparaît au profit de la chaire à prêcher, le choeur devant
désormais être visible pour les fidèles.
La
Chapelle Saint Fiacre au Faouët
Détail de la façade de Saint Fiacre au Faouët
La Chapelle saint Nicolas a Priziac
Détail de La
Chapelle de Saint NicolasLa chapelle Saint-Nicolas (XV-XVIème siècle). Chapelle en croix-latine à chevet plat, construite au début du XVIème siècle (avant 1516) pour Yvon Le Digoedel, sieur de Kerlen, sur les terres de Pierre Le Scanff, seigneur du Dréors. Elle était jadis le siège d'un pardon célèbre où se commémorait dans les jouissances la fausse nouvelle de la mort de Guillaume III à la Boyne (1690). Une importante campagne de travaux a lieu en 1580 : reconstruction du choeur et du transept, de la chambre des cloches et remaniement de la porte occidentale. La décoration est flamboyante avec ses crochets et animaux aux rampants, ses portes en anse de panier sous des accolades décorées, mais les pilastres qui ornent la porte occidentale indiquent l'influence des monuments Renaissance que l'on commençait à construire en Bretagne.
Il y a beaucoup d'anciennes chapelles à visiter, en Bretagne. Je suis née pour le Pays pagan, ma lignée maternelle est originaire de Plounéour-trez et
de Kerlouan, du côté de mon père, Saint-Sauveur dans les Monts d'Arrée.
Un site incontournable pour connaître le riche patrimoine de l'architecture sacrée en Bretagne
Derniers Commentaires