Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 20:42

Recette de la Daurade Royale de 5 kilos

pêchée le 18 octobre 2008



Il vous faut une daurade royale

de 5 kilos

des oignons

du thym

du laurier

du gros sel

de l'huile d'olive

vinaigre de Xerxès

poivre


Un Potimarron

de 500 grammes


Un panier de coulemelles

de l'ail

du beurre


Imaginez que votre four est en panne, il va falloir ruser, vous avez un tajine tout de même


Bon !!! vous levez les filets, opération délicate s'il en est.

Prenez les oignons et détaillez les dans une casserole avec un filet d'huile d'olive.


Faites suer les oignons.


Pelez le potimaron, détaillez le en cube, salez et faites cuire à l'étouffé avec un peu d'eau, à feu réduit, pendant vingt minutes.


Nettoyez les coulemelles, beurrez une poêle et faites cuire à feu doux, pelez trois gousses d'ail et détaillez les, vous servirez les champignons, rôtis dans le beurre et l'ail.


les oignons devenus transparents, mettez les au fond du tajine, ajoutez les filets de daurade, les marrons, le thym, le laurier, le gros sel et un filet de vinaigre de Xerxès, poivre.


Couvrez le tajine et laissez cuire vingt minutes environ, en surveillant bien.


Servez vos filets de daurade accompagnés des coulemelles et de la purée de potimaron.

Par Blanc bleu - Publié dans : cuisine - Communauté : Photographes de Bretagne
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 13:55

extrait de "Poetry of Enlightment" Dharma Drum Pub.87

La nature de la conscience ne vient de nulle part
A quoi bon connaissance et idées ?
originellement, pas une seule vérité
alors, pourquoi parler de pratique ?

Allées et venues sans fin,
chercher sans trouver ,
autant ne rien faire .
alors, la paix étincelante

La passé est espace vide.
La connaissance est la perte du principe.
Diffuse ta lumière sur le monde.
Éveillé et pourtant obscur.

Si la dynamique du sans esprit est obstruée,
on manque la vérité.
Les choses viennent puis se résorbent,
a quoi bon l'introspection ?

Lorsque toute émergence est libre,
les choses sont l'éveil même.
Pour purifier la conscience
encore faudrait-il la trouver.

A travers le temps et l'espace, pas d'éveil.
C'est la grande profondeur.
La connaissance est inconnaissance
La connaissance saisit l'essentiel.

Utiliser la conscience pour apaiser la conscience
est le plus grand des égarements
dans l'oubli de la naissance et de la mort
émerge la nature originelle.

Le principe absolu ne peut être expliqué,
il n'est ni lié ni libéré.
Frémissant et accordé au monde,
Sa présence crève les yeux.

Lorsqu'il n'y a pas d'objet face à vous,
Dans ce rien, la totalité des mondes!
Ne l'examinez pas à l'aide de la sagesse
car sa substance même est obscure et vide.

Les pensées surgissent et disparaissent,
celle qui précède est identique à celle qui suit.
Lorsque celle qui suit ne s'élève pas,
la pensée qui précède s'évanouit.

Présent, passé, futur, il n'y a rien.
Pas de conscience, pas de Bouddha.
Les êtres libérés, la conscience ouverte
se manifestent à partir de cette liberté.

Ils distinguent alors profane et sacré,
leur confusion fleurit
coupant les cheveux en quatre, ils dévient.
A chercher la vérité, tu quittes la Voie.

La guérison consiste à rejeter profane et sacré.
Alors, pure clarté étincelante.
Aucun besoin d'habileté et de travail,
agis comme un enfant.

Dans cette vivacité,
connaissance silencieuse,
tranquillité dégagée de vues
dans l'obscurité de ta demeure.

Vif et sans errance
L'esprit est silencieux et paisible,
tous les phénomènes réels et éternels,
ont jaillis d'une grande profusion non différenciée.

Allant et venant, assis, debout,
sans attaches,
n'affirmant aucune direction,
peut-il encore y avoir naissance et mort ?

Il n'y a plus ni unité, ni dispersion,
lenteur ou rapidité.
Tranquillité et lumière sont naturelles
et ne peuvent être expliquées.

La conscience est authentique.
Plus besoin de mettre fin au désir,
la nature étant spatiale
laisse la conscience aller où elle veut.

Ni limpide, ni nimbée,
ni profonde, ni superficielle,
dès l'origine cela échappait au temps
et cela n'a pas de futur.

Alors, insoumis,
c'est la conscience originelle
qui originellement n'est pas,
car l'origine est à cet instant même.

L'éveil a toujours existé,
pas besoin de le préserver.
Les tourments n'ont jamais existé
Pas besoin de les éliminer.

L'intuition s'illumine d'elle-même
toutes les vérités ne sont que cela,
il n'y a ni retour ni don,
arrête la contemplation, oublie de retenir.

Permanence, félicité, pureté et ego ne surgissent pas.
Le corps essentiel, le corps de félicité, le corps de transformation sont là depuis toujours.
Les six organes des sens touchent leur royaumes.
La discrimination n'est pas la connaissance.

 

Dans la conscience focalisée, nulle distraction
Les myriades de conditions s'harmonisent,
la conscience et la nature originelle se fondent,
unis mais sans dépendance.

Sans produire quoi que ce soit, accordé aux phénomènes,
goûte partout la tranquillité
l'éveil vient de l'absence d'éveil
ainsi éveille-toi au non-éveil!

Quant au gain et à la perte
pourquoi les qualifier?
tout ce qui est vivant
a toujours été présent.

Sache que la conscience est absence de conscience
la maladie passée, plus de remède.
Lorsque tu es confus, libère-toi.
Eveillé, tout est comme avant.

Dès l'origine, il n'y a rien à obtenir.
A quoi bon se détacher du monde?
Lorsque quelqu'un prétend voir des démons,
On peut toujours parler de vide, il les voit [quand même]!

Ne détruit pas les émotions des êtres,
enseigne-leur simplement à dissoudre l'intention.
Lorsque l'intention disparaît, l'esprit est aboli.
Lorsque la conscience est abolie, tout est non-agir.

A quoi bon confirmer l'espace ?
Naturellement, la clarté est établie.

Ayant complètement éteint naissance et mort,
L'esprit profond s'installe dans le principe,
ouvrant les yeux et voyant les formes,
la conscience est accordée au monde.

A l'intérieur de la conscience, pas de mondes.
A l'intérieur des mondes, pas de conscience.
Mais si tu utilises la conscience pour abolir le monde
Tous deux seront perturbés.

La conscience paisible et le monde tel qu'il est:
rien à saisir ni à abandonner.
Le monde s'effondre dans la conscience,
La conscience se dissout dans le monde.

Quand ni l'un ni l'autre n'apparaît,
il y a tranquillité et clarté sans limite.
Le reflet de l'éveil paraît
sur les eaux éternelles de l'esprit.

Naturellement simple de coeur et d'esprit
sans s'établir dans le proche ou le lointain,
indifférent à la faveur ou à la disgrâce,
tu ne choisis pas ta demeure.

Tous les liens s'estompent soudainement,
L'oubli s'installe,
Le jour éternel bascule dans la nuit,
la nuit éternelle se fond dans la clarté.

Extérieurement non conventionnels,
Intérieurement spacieux et authentiques,
ceux qui ne sont pas perturbés par le monde
sont établis dans la grandeur et la stabilité.

Dépourvus de toute vue, même celle d'être né,
dans la présence et sans notions,
pénétrant tout chose,
infiltrant la totalité depuis toujours.

Penser mène au manque de clarté.
Cela noie et trouble le corps.
Utiliser la conscience pour arrêter l'activité
la rend encore plus capricieuse.

Les dix mille vérités sont partout
Mais il n'y a qu'une voie d'accès,
elle n'entre ni ne sort,
au-delà de la quiétude et de l'agitation.

La pénétration des auditeurs et des éveillés pour soi
Ne peut l'expliquer.
En fait, il n'y a pas un seul objet à saisir.
Seule existe la sagesse merveilleuse.

Ton visage originel est illimité.
L'esprit ne peut le saisir.
L'éveillé authentique ne connaît pas l'éveil.
Le vide n'est pas vide.

Tous les bouddhas du passé, du présent et de l'avenir
Chevauchent ce principe essentiel.
La pointe d'un cheveu
Contient la totalité des mondes.

Ne t'attache à rien,
Laisse ta conscience libre,
Ne la fixe nulle part
et sa clarté spatiale émerge spontanément.

Paisible, sans produire de dualité,
Libéré dans l'espace-temps illimité,
Ton action ne laisse aucune trace,
Aller ou venir ne fait aucune différence.

Le soleil de la connaissance est paisible,
La lumière du Samadhi étincelante.
Illuminant ce jardin sans forme
Brillant sur la cité du Nirvana.

Dans l'Un , plus de relation à l'objet.
La conscience est investie et installée dans la substance.
Sans te lever de ton siège,
Tu te reposes paisiblement dans une salle vide.

Prendre du plaisir au Tao est apaisant.
Libre de vagabonder, détendu au sein de la réalité,
Sans agir et sans atteindre quoi que ce soit,
Sans dépendre de rien, tu te manifestes naturellement.

La conduite et les états d'esprit illimités
Sont tous sur la même voie,
Si tu ne les scindes pas par la conscience,
Toute chose demeure dans l'indifférencié.

Sachant que le né et le non-né sont un,
L'éternité apparaît.
Le sage accède à l'ultime
Sans le secours du verbe.

 

Par Blanc bleu - Publié dans : non dualité
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 16:36

"L'automne était sa belle saison. Les lueurs du ciel se couvraient de nuages légers. Le fond vif de l'air agitait les sapinières et les sons montaient des hameaux secrets, recroquevillés, tassés sous la peau bleue d'une ardoise tatouée de lichen. Les dernières batteuses s'étaient tues. Les dernières fêtes étaient mortes dans l'été disparu. C'était la belle saison de la terre où la parure éclatante des arbres jaunissait les collines, leur conférant des teintes impressionnistes, presque mystiques. Dans les fermes – des fermes presque étonnées par le silence des hommes eux-mêmes étonnés de leur loisir – on préparait les fusils de chasse, on flattait les chiens. Ils flairaient dans le vent les effluves du gibier. Ils savaient que proche était leur délivrance. On les entendait geindre d'impatience, griffons et épagneuls couleur de fougères. L'automne était la belle saison d'Arzel, celle des tristesses royales, celle des espoirs démesurés. La belle saison occidentale où le soleil du soir dorait littéralement le Ménez-Hom, où les les migrateurs cisaillaient l'air, cinglant vers d'énigmatiques patries."


La fête de nuit, Xavier Grall, Éditions Calligrammes

Par Blanc bleu - Publié dans : poésie - Communauté : Photographes de Bretagne
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 09:54

L'hexagramme

           
           
           

Pi / La Grâce
En haut Ken : L'Immobilisation, la Montagne.
En bas Li : Ce qui s'attache, le Feu.

L'hexagramme représente un feu qui sort des profondeurs secrètes de la terre et dont les flammes, en s'élevant, illuminent la montagne, la hauteur céleste, et la revêtent de beauté. La grâce, la beauté de la forme est indispensable à toute union pour la rendre harmonieuse et aimable, et non chaotique et désordonnée.

Le Jugement

 

LA GRÂCE a du succès.
Dans les petites choses il est avantageux d'entreprendre une action.

Dans les petites choses il est avantageux d'entreprendre une action. La grâce procure le succès. Cependant elle n'est pas l'essentiel, le fondement, mais seulement la parure. C'est pourquoi elle ne doit être utilisée qu'avec discrétion dans les petites choses. Dans le trigramme inférieur, le feu, un trait faible vient se mettre entre deux traits forts et les rend beaux; mais les traits forts sont l'essence, le trait faible est la forme qui embellit. Dans le trigramme supérieur, la montagne, le trait fort apparaît au sommet, à la place déterminante, si bien qu'ici encore il doit être regardé comme le facteur décisif. La nature nous montre dans le ciel la puissante lumière du soleil; c'est sur elle que repose la vie de l'univers. Mais cette clarté puissante, essentielle, est entourée de la lune et des étoiles qui alternent gracieusement avec elle. Dans la vie humaine, la beauté de la forme apparaît lorsque des traditions fermes comme des montagnes sont rendues agréables par une claire beauté. La contemplation des formes célestes confère la faculté de comprendre l'époque et ses exigences changeantes. La contemplation des formes dans la vie humaine confère la possibilité de modeler le monde.
NOTE. - L'hexagramme montre la beauté au repos : au-dedans clarté et au-dehors quiétude. C'est la quiétude de la pure contemplation. Quand le désir se tait et que la volonté entre dans le repos, l'univers se révèle comme Idée dans les apparences. En tant que tel, il est beau et soustrait au combat de l'existence. C'est le monde de l'art. Mais, en définitive, la contemplation à elle seule ne met pas la volonté en repos. Celle-ci se réveillera et toute la beauté n'aura été qu'un moment d'exaltation passagère. C'est pourquoi ce n'est pas là la vraie voie de la libération. Confucius se sentit en conséquence très mal à son aise lorsque, consultant l'oracle, il obtint en réponse « la grâce.

 

Par Blanc bleu - Publié dans : sagesse chinoise
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 09:24
L'espace de quelques minutes le soleil levant coincé entre l'horizon et la couverture nuageuse a rougit le paysage d'une lumière irréelle.
Par Blanc bleu - Publié dans : couleur du temps
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Kreativ_blogger_award.jpgNominée par Peter le potier, de Nouvelle-Zélande, le "Kreativ blogger award" a été créé par la norvégienne Hulda, une femme d'intérieur qui vit dans une maison blanche. Il s'agit de décerner ce prix aux blogs créatifs que l'on aime. Merci Peter. A mon tour de nominer des blogs créatifs, voyons, laissez moi réfléchir...........................

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