Mardi 9 juin 2009
La porte principale de La Chapelle Saint Fiacre
Porte Est Saint Fiacre


Depuis quelque temps déjà dès que nous avons un moment, nous visitons  mon mari et moi-même cette Bretagne chère à notre coeur. 

La chapelle Saint Fiacre à deux kilomètres au sud de la ville du Faouët, est un gracieux édifice du XVème siècle, qui rivalise avec Kernascléden. La tradition prétend que, comme on construisait en même temps ces deux chapelles, les outils étant venus à manquer, des anges transportaient ceux des ouvriers de Kernascléden, pendant qu'ils se reposaient, aux ouvriers de Saint-Fiacre et réciproquement. La flêche principale, avec sa galerie flamboyante, élevée en encorbellement sur le pignon occidental, se relie par deux arcs à deux flêches plus petites, et produit un bel effet.

La chapelle Saint-Fiacre (1450-1480) est terminée vers 1480. La construction de la chapelle est due à la famille Boutteville, barons du Faouët, Jean de Bouteville, seigneur du Faouët, capitaine du ban et de l'arrière-ban de Cornouaille, et principal fondateur de ce sanctuaire.

 

Plus sur la chapelle saint Fiacre et autres jubés en Bretagne


Le jubé de la Chapelle Saint Fiacre


On y trouve un très joli jubé (oeuvre du sculpteur Olivier Le Loergan), délicatement sculpté, qui date de 1480-1492 et qui a été restauré à diverses époques.


 

Il s'agit à Saint Fiacre d'une clôture ajourée en bois, très découpée, surmontée d'un balcon supporté par deux rangs de cinq petites voûtes d'ogives en bois dont les arcs d'encadrement en lancette se distinguent par leurs motifs flamboyants. De nombreux sujets sont sculptés sur la frise de la clôture, parmi lesquels on peut remarquer un paysan qui cueille des pommes, un ivrogne qui vomit un renard et tient un baril, une scène d'amour, des animaux de toutes sortes, etc..... L'ensemble produit un effet très décoratif, en dépit des peintures refaites en 1627 et 1868. Au-dessus de la frise règne la galerie, ou jubé proprement dit, dominée elle-même par un beau calvaire, où le Christ en croix expire entre le bon et le mauvais larron.

 

Renseignés par la personne qui s'occupait de la permanence à Saint Fiacre, nous sommes allez à Saint Nicolas de Priziac. Personne sur les lieux !!! la chapelle était ouverte, quelle découverte !!!


Le jubé de la chapelle saint Nicolas à Priziac (face ouest) :

 

La pièce maîtresse de cet édifice est le magnifique jubé (commandé vers 1566 et réalisé en 1580) soutenu par une clôture : le jubé, qui porte les armes de Jeanne du Juch et Pierre Le Scanff, est orné des Apôtres (sur face Est) et de légendes de la vie de saint Nicolas (sur face Ouest) et surmonté d'un grand crucifix rejoignant la tref.


Les jubés sont apparus en France au XII ème siècle de la réunion de trois éléments préexistant séparément : le tref (poutre de gloire), la clôture et le ou les deux ambons.


Dans une église, le jubé est une tribune et une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef. Il tient son nom des premiers mots de la formule latine « jube, domine, benedicere » (« daigne, Seigneur, me bénir ») qu'employait le lecteur avant les leçons de Matines.


Après le Concile de Trente au XVI ème siècle, le jubé disparaît au profit de la chaire à prêcher, le choeur devant désormais être visible pour les fidèles.

 


Un site pour en savoir plus


Par Blanc bleu - Publié dans : Ma Bretagne - Communauté : Photographes de Bretagne
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Lundi 8 juin 2009
La Chapelle Saint Fiacre au Faouët

Le Pays du Roi Morvan en Morbihan est composé des actuelles communes de Gourin, Le Faouët et Guémené sur Scorff.
En 497, les Bretons d'Armorique avaient reconnu la suprématie des francs en acceptant de négocier avec Clovis. Or à partir de Pépin le bref, les francs cherchent à établir leur autorité sur la Bretagne. Aussi la rébellion conduite en 818 par le roi Morvan, chef des Bretons, provoque une fois de plus l'envoi de l'armée des francs. Louis le débonnaire, fils de Charlemagne s'en vient porter l'Ost en Bretagne et occire le Roi Morvan.


Détail de la façade de Saint Fiacre au Faouët

Ces anciennes chapelles ont été construites avant l'annexion de la Bretagne à la France en 1532, avant le mariage d'Anne de Bretagne avec deux rois de France, (l'un après l'autre, je vous rassure lol).
Elles datent de 1430-1480, pour Saint Fiacre et de 1588 pour la Chapelle Saint Nicolas. Il y a une porterie à Guéméné-sur-Scorff qui daterait du temps du Roi Morvan.

La Chapelle saint Nicolas a Priziac
Détail de La Chapelle de Saint Nicolas

La chapelle Saint-Nicolas (XV-XVIème siècle). Chapelle en croix-latine à chevet plat, construite au début du XVIème siècle (avant 1516) pour Yvon Le Digoedel, sieur de Kerlen, sur les terres de Pierre Le Scanff, seigneur du Dréors. Elle était jadis le siège d'un pardon célèbre où se commémorait dans les jouissances la fausse nouvelle de la mort de Guillaume III à la Boyne (1690). Une importante campagne de travaux a lieu en 1580 : reconstruction du choeur et du transept, de la chambre des cloches et remaniement de la porte occidentale. La décoration est flamboyante avec ses crochets et animaux aux rampants, ses portes en anse de panier sous des accolades décorées, mais les pilastres qui ornent la porte occidentale indiquent l'influence des monuments Renaissance que l'on commençait à construire en Bretagne.


  Il y a beaucoup d'anciennes chapelles à visiter, en Bretagne. Je suis née pour le Pays pagan, ma lignée maternelle est originaire de Plounéour-trez et de Kerlouan, du côté de mon père, Saint-Sauveur dans les Monts d'Arrée.

Un site incontournable pour connaître le riche patrimoine de l'architecture sacrée en Bretagne


Par Blanc bleu - Publié dans : Ma Bretagne - Communauté : Photographes de Bretagne
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Samedi 6 juin 2009
Hémérocalle


 

Iris, l'an dernier il était jaune !!!
???
Par Blanc bleu - Publié dans : couleur du temps
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Samedi 6 juin 2009
Ma grand-mère en haut, toute de clair vêtue, entre son père et son frère aîné. Au-dessus de sa mère, au centre, à la droite de celle-ci le petit dernier.

Mon arrière grand-père était marin dans "La Royale" ...et fermier, il me reste une jolie pièce de porcelaine qu'il avait ramené du Japon, toute translucide.

Quant à mon arrière-grand-mère, elle tenait la ferme en son absence, mais aussi était tailleur à domicile comme cela se faisait autrefois.

J'ai visité  il y a peu ce village où ils vivaient, cette maison en pierre de taille proche du bourg est sur une autre carte postale, comme celle-ci, derrière, la ferme, dans ce pays des fileurs de lin et des enclos bretons.

Par Blanc bleu - Publié dans : Ma Bretagne
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Vendredi 5 juin 2009
Un swami : Selon les Ecritures, l'enfant qui est dans le sein de sa mère possède la connaissance de son être véritable, mais il l'oublie, dès qu'il voit le jour. Comment se fait-il qu'au moment de la naissance, la force vitale (prâna) se subdivise en quatre ?

Mâ : C'est à vous de savoir se que disent vos Ecritures. Ce corps-ci jette des idées pêle-mêle. L'autre jour, avant de partir en voiture, il a fallu gonfler un pneu. Tant qu'il était à plat, le pneu semblait rétréci, diminué mais dès qu'il fut gonflé il s'arrondit et l'air s'y réparti régulièrement. De même pour certains sâddhaks qui pratiquent le japa, le kirtan, la méditation, ect, le pranayama vient tout seul, et tout à coup, le corps vibre et se redresse; le pouvoir divin commence à jouer et les postures yoguiques se manifestent spontanément. Quand cet état devient permanent, le prâna cesse d'être divisé en quatre parties, tout se fond dans une béatitude que rien ne trouble et la connaissance s'éveille.

On peut y  parvenir non seulement par le Hatha-yoga et par d'autres genres de tapasyâ mais aussi par la pratique du nom de hari. Le Nom est lui-même Dieu. Il faudrait prêter une grande attention au nom de Dieu. Grâce à la répétition continue du kirtan de "Hari bol" d'autres mantra aussi sont prononcés spontanément et la façon de s'assoir change. Quelque chose d'approchant se passa pour ce corps-ci lorsqu'il a joué le jeu en pratiquant une sâddhanâ. Quand la bhakti apparait, un corps purifié peut faire - et fait en réalité- une expérience similaire. Le corps de celui qui poursuit son ascèse en se conformant strictement aux règles fera certainement l'expérience de la vibration et des tremblements. Suivent alors d'autres réalisations divines. Les nâdis subtiles du corps ne sont plus séparées les unes des autres, c'est la même force qui coule en toutes. Afin de rompre tous les liens, les noeuds du coeur se dénouent automatiquement chacun de la façon appropriée. Peu importe l'ascèse que vous avez adoptée, dès que le "commutateur" de la mûlâdhârâ est tourné, vibration et tremblements surviennent, suivis éventuellement par des visions de lumière et des sons divins de toutes sortes.

Tant que l'enfant est dans le sein de sa mère, son pouvoir intérieur est uni à celui de sa mère et ainsi il y a connaissance de la réalité. Par le yoga de la méditation, de la recherche du Kriyâ-yoga ou d'autres, l'être doit retrouver l'état de l'enfant dans le ventre de sa mère. Le sâdhak, le bhakta, le yogin doivent devenir des enfants-yogins dans le sein de la Mère divine. Alors le prâna ne sera plus divisé. Tout au long de la route il n'y aura plus qu'u seul but, une aspiration, une expérience intérieure, une Réalisation.

Par Blanc bleu - Publié dans : non dualité
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