Jeudi 8 octobre 2009
Et ce matin promenade au soleil levant, merveille des merveilles, toiles d'araignées brillantes de perles de rosée, les sapins illuminés d'une lumière d'or, les goëlands tous rassemblés sur les pics de roche et le bruit sourd des vagues et de la houle cognant à la côte, tandis que l'on ne pouvait distiguer la limite entre le ciel et la mer, toutes les gammes des gris colorés.
Et les lapins détalent en nous montrant leur petit derrière tout blanc, les perdrix lévées par Chipie la chasseuse décolent et cacabent,  les faisans s'élèvent en torche et glapissent................



And this morning walk at sunrise, wonder of wonders, cobwebs shining pearl of dew, the trees lit with a golden light, all the gulls gathered on the peaks of rock and the thud of waves and swell pounding the coast, while we could not distinguish the boundary between sky and sea, all ranges of gray color.
And the rabbits scamper in showing us their little white behind, partridge by Chipie, the dog, lifted off, pheasants rise torch and yelp ................
Par Blanc bleu - Publié dans : couleur du temps - Communauté : Photographes de Bretagne
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Lundi 5 octobre 2009
Par Blanc bleu - Publié dans : Céramique - Communauté : Passion Céramique
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Lundi 5 octobre 2009

.............Honma's pottery forms are structurally simple, geometric and therefore of impressive charisma. The physique of his pottery is created out of his dynamic energy in the use of the material clay. He rarely uses feldspar glazings. He prefers natural ash glazing, which, due to the contact with fly ash during firing, forms vitreous or crusty surfaces with an extremely ascetic and sober atmosphere.

Honma's ceramics are created out of his vitality and his knowledge of the special characteristics of the clays, from their selection of the process of giving form to things to their completion in the fire.

In this interaction I discover Honma's world and recognize his originality. When I view Honma's ceramics I understand the insight which shapes his work and I am filled with anticipation of what else he will create from it...................

Kenji Kaneko


     
   

.....................La forme des poteries de Monsieur Honma est structurellement simple, géométrique et elles ont un charisme impressionnant. L'aspect de sa poterie est créé à partir de son dynamisme dans l'utilisation de l'argile. Il utilise rarement des émaux au feldspath. Il préfère l'émaillage  naturel, qui est généré par le contact avec les cendres volantes pendant la longue cuisson, dans le four anagama et qui produit des surfaces lisses ou tourmentées et donnent à ses céramiques une atmosphère extrêmement ascétique et sobre.

Les céramiques de Monsieur Honma sont créés à partir de sa vitalité et sa connaissance des spécificités des argiles, de leur sélection dans le processus de mise en forme, de la préparation de la terre à leur achèvement dans le feu.

Dans cette interaction, je découvre le monde d'Honma et  reconnaît son originalité. Lorsque je contemple la céramique Honma, je comprends la perspicacité qui façonne son travail et je suis arrivé avec une anticipation de ce qu'il va créer...............................
Kenji Kaneko
Par Blanc bleu - Publié dans : Céramique - Communauté : Tout sur le Japon
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Mercredi 23 septembre 2009
C'est l'été indien ici et baignade encore ce jour d'hui, ainsi qu'hier.

Petite houle ce matin à la pointe et ça racassait vraiment. A la plage cet après-midi, l'eau était laiteuse, émeraude lactescente, je ne l'avais pas vue aussi trouble de tout l'été. Trois bandes, au bord,  couleur d'algues brune-violettes, puis lagon opaque et enfin bleue, tandis que sur les collines en surplomb, les fougères ont pris cette couleur  rouille de l'automne, les tamaris virent du vert au jaune.

La maison s'est vidée, l'un après l'autre les enfants s'en sont allés, nous prenons nos quartiers d'hiver.

Cet été j'ai pu acheter quelques vieilles briques pour faire ce four à raku tant désiré, il me manque encore un peu de matériel et j'ai hâte de prendre quelques photos pour le présenter...........................si je peux les transférer sur l'ordinateur !!!
Vous l'aurez deviné, problèmes informatiques et autres...

et pourtant, j'aimerais bien m'y remettre...à la poterie !!!
Par Blanc bleu - Publié dans : couleur du temps
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Mardi 15 septembre 2009
Etudiante aux beaux-arts de Toulouse, Fabienne Verdier obtient une bourse d'étude et part en Chine dans les années 80, où pendant dix ans elle va apprendre de son Maître Huang Yuan l'art et la philosophie de la calligraphie.
Revenue en France, elle vit en véritable ermite, au sein de ses deux ateliers et de son jardin, et se recueille dans le silence afin de faire jaillir d'elle-même une spontanéité et une authenticité lui permettant, en un seul trait de pinceau, d'exprimer la vie. Abandonnant le papier chinois, elle utilise des toiles de lin et  fabrique elle même ses fonds.
Dans son livre : La Passagère du silence, elle relate son apprentissage en Chine.

 


Fabienne Verdier : " La calligraphie est avant tout un état d’ "être au monde". Mon vieux maître m’a appris à me nourrir des différents mouvements de la nature et de la vie : un nuage, une rivière, une cascade. Le secret de cette alchimie d’inspiration "taoïste" est d’intérioriser la réalité pour tenter d’en capter l’essence. Ceci nécessite un va-et-vient incessant entre l’intérieur de l’âme et l’extérieur, pour parvenir à que l’on appelle "la saisie du secret ressort de l’univers "
.

" La peinture, c’est une belle histoire de respiration ! Cela paraît si simple ! mais croyez-moi pour parvenir à « être sans vouloir », cela demande une activité intense. Et d’évoquer l’appel à « être plus » de Teilhard et le « repos du penser et du vouloir » de Jakob Böhme le « génial cordonnier ".

" Si je souhaite représenter un bourgeon, je tente d’intérioriser l’"esprit" du bourgeon pour le recréer en un unique trait de pinceau". Cette intention traduit une harmonie entre la pensée de l’objet, le corps, le geste, le mouvement, l’humidité de l’air et la fabrication de l’encre, pour incarner la vie et la matière. Il résulte ainsi d’un voyage intérieur dans une sorte de mémoire primordiale, une perception d’un "être-temps", approchant le mystère de la nature, de la vie.
Cette concentration particulière – cette traversée du silence – oblige au "vide" en soi, pour atteindre l’inexprimable. Cela demande du temps. C’est en quelque sorte un désir fou de vouloir rejoindre l’invisible origine par la voie du pinceau. L’acte de tracer est à la fois conscient et inconscient, éternel et passager, comme l’infini du paysage".


" J’utilise la couleur avec les verts de Titien et de Roger Van der Weyden et les bleus de Piero della Francesca. Je fabrique mes fonds pour tenter de donner une ossature au néant. Ma compréhension des techniques calligraphiques aide ma peinture ".


Exposition “Fabienne Verdier”
Du 14 octobre au 09 janvier 2010
Galerie Jaeger Bucher - 5 & 7 rue Saintonge - 75003 Paris

Les livres de Fabienne Verdier :
Passagère du silence
L'unique trait de pinceau
Entre ciel et terre


Diaporama
Par Blanc bleu - Publié dans : Femmes artistes - Communauté : blog art
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